Nausées, crampes abdominales, ballonnements, reflux ou diarrhées : les troubles digestifs peuvent survenir pendant une séance de course à pied, un trail, une sortie à vélo ou un triathlon. Ils peuvent compromettre le confort du sportif, limiter ses apports énergétiques et l’obliger à ralentir, voire à abandonner une compétition.
Ces symptômes sont particulièrement fréquents dans les sports d’endurance. On estime que 30 à 50 % des sportifs d’endurance peuvent souffrir d’un ou plusieurs symptômes gastro-intestinaux liés à l’effort. [1, 3] Ils ne s’expliquent cependant pas par une seule cause : ils résultent de l’interaction entre les adaptations physiologiques de l’organisme à l’effort, les contraintes mécaniques de l’activité et les facteurs nutritionnels. Leur apparition dépend aussi de la durée et de l’intensité de l’exercice, des conditions environnementales et de la sensibilité individuelle.
Comprendre ces mécanismes permet de mettre en place une stratégie de prévention adaptée, sans supprimer inutilement des aliments ni multiplier les compléments alimentaires. L’objectif est de maintenir des apports énergétiques et hydriques appropriés tout en améliorant la tolérance digestive.